Nos expositions passées

Féminin / sacré # 4

Du 29 mai au 04 juillet 2021
Laurence Demaret
Sophie Oldenhove
Jacqueline Stokart

Quatrième volet d’exposition consacrée au féminin/ sacré; une immersion dans le corps, la cellule, la matrice féminine, les organes féminins, qui nous amènent de la manière la plus directe et proche de nous-même à ce mystère, ce noyau capable de donner vie, essence même du féminin / sacré.

Laurence Demaret présente une installation vidéo et une série de pièces en céramique aux couleurs naturelles et multiples comme celles des peaux qui sont réunies sur un support. Révélées par lignes végétales, les formes se sont transformées en vulve (appareil génital féminin externe) pour au final évoquer les formes des coquillages liés à la fécondité et à la vie originelle. Chacune des pièces est unique et l’ensemble forme un hommage à la femme dans toutes ses variations à travers le temps et l’espace. Une vidéo est projetée dans l’espace et plonge le visiteur dans le mouvement perpétuel des vagues. Cette image reliée à la lune et au cycle de la femme, par sa couleur rouge exprime la puissance de la vie.

Récemment, Sophie Oldenhove part de son expérience de menstruations pour collecter une encre intime, qu’elle utilise pour dessiner sur papier des formes liées à la féminité, à la nature, à la matrice, source de vie. Des plongées dans l’intime. Ses dessins sont comme des couches successives, des membranes superposées. Elle a aussi réalisé un cocon en bois, sorte de matrice enveloppante dans lequel on peut se lover ou sur lequel s’assoir. « Un espace intérieur à protéger, un refuge, une grotte, une enveloppe, un abri, un nid, une zone, une alcôve, un repaire, un intérieur, un chez moi, mon espace, mon utérus, ma bulle » Sophie Oldenhove

Jacqueline Stokart attirée par le trait, que se soit dans ses installations, ses dessins, fait des liens; pour ce projet sur le féminin/sacré, elle présente une installation murale, un blob, espèce d’organisme unicellulaire et des dessins au fusain, graphite et aquarelle autour de la cellule, l’élément de base composant tous les êtres vivants. La cellule plus petite source de vie, désigne un territoire limité par une membrane et éventuellement entourée par une paroi, ce concept l’intéresse biologiquement mais aussi  humainement parlant. Il  sert de prétexte à une recherche qui a pris plusieurs formes plastiques.  Jacqueline Stokart propose une approche du corps dans son organicité, comme un lieu sans conscience perturbée par la culture, libre de tout cliché, juste dans la pulsion première de vie. « Un ultime lieu de liberté dans lequel la forme de la cellule, le noyau, la membrane qui la cerne, la démultiplication, et son éclatement, libère de la représentation de la féminité idéalisée. La cellule comme un lieu qui n’est ni masculin ni féminin mais bien un espace de retranchement dans lequel ce n’est plus le masculin qui crée ; la cellule devenant alors un espace privé à partir duquel le féminin s’invente et se crée » J. Stokart.

Féminin / sacré # 3

Du 18 avril au 15 mai 2021
Virginie de Limbourg, Sarah Behets, Esther de Patoul

Trois artistes réunies, issues de l’atelier de dessin de Lucien Massaert. Trois artistes qui ont développé avec les années des démarches qui s’émancipent de l’atelier du maître avec liberté, légèreté, délicatesse et poésie.

Virginie de Limbourg s’est posé la question du féminin/sacré face aux aléas du confinement, comme une question nécessaire, sacrée presque, en cette période que nous traversons tous actuellement. Le geste quotidien est souvent minimisé, sans valeur, désacralisé, et pourtant c’est à ce quotidien et ces gestes répétitifs que nous nous accrochons. Chez elle, le geste répétitif est central. Ses oeuvres sont faites de points à l’infini et forment un tout, hypnotique, scintillant dans ses profondeurs, quelque chose de sacré. Associé à la répétition de points, à des associations de couleurs dorées, nacrées, au pliage du papier amplement recouvert de teintes aux reflets variant dans les plis, peut-être déposé sur un fil, à la manière du linge. C’est aussi l’origami qui crée le cerf-volant qui s’envole, loin à l’infini, le geste répétitif qui voyage léger par la suite. Un pli écarté ou cousu, maintenu, génère aussi quelque chose de précieux; un carnet ouvert dans lequel certains dessins peuvent faire penser à l’ornement,  la coiffe, un bijou, un écrin. Elle plie et coupe délicatement ses dessins sur papier japon comme des noeuds, sans intention comme pour un patron (dans la couture), seule la main guide le geste. Liberté du geste dans sa souplesse, que l’on retrouve dans ses collages, puis la couture répare, réorganise, ré-invente, propose une lecture nouvelle, et une métamorphose s’opère.

Esther de Patoul met un voile sur l’intime. Pour elle, le féminin/ sacré part de l’intérieur, de notre connexion terrestre, nos racines. Elle utilise la photo, le dessin et le batik pour aborder simultanément l’être voilé/dévoilé.  Empreintes de tissus et immersions de papiers dans les teintures ou l’encre de chine. Le batik, technique traditionnelle, s’obtient avec la cire ou la paraffine chauffées, appliquées sur du tissu, immergé ensuite dans des teintures. Les tissus s’effilent durant des heures avant de les poser sur des surfaces papier. Les gestes sont guidés par l’impulsion ou la retenue d’un souffle. L’essence de sa démarche est l’intuition, l’inspiration et l’intimité. C’est un travail d’ancrage, sur les racines, par l’appropriation de gestes traditionnels, un savoir-faire transmis. Les photos sont des instants qu’elle a voulu capter dans les gestes simples et répétitifs avec les tissus défilés qu’elle plonge ensuite dans des liquides. 

Sarah Behets travaille actuellement la gravure, bien que sa démarche initiale parte du dessin sur papier. Chez elle, on trouve une absence-présence des images imprimées mises en œuvre; oscillations, jeux subtils de mouvements de l’image, modulations de l’empreinte. Entre légèreté et gravité, l’univers qu’elle crée est fait de flous, de vibrations, de minces déplacements qui créent des espaces entre qui se font échos. Ces formes activent et concrétisent l’espace, avec des équilibres à trouver. Leur dimension vibratoire est de nature à rejoindre le sacré en tant que souffle de vie, respiration, dans les interstices.

Féminin / sacré # 2

Du 13 mars au 10 avril 2021
Noémie Goldberg/Nogold
Txiki Margalef

Pour ce deuxième volet d’expositions, sont réunies deux artistes qui créent avec leurs oeuvres une ambiance propice à se connecter à ce féminin/sacré qui tisse le fil de cette programmation. 

L’oeuvre in situ de Noémie Goldberg/Nogold est un capteur d’espace à emporter avec soi pour se connecter où on veut et quand on veut à son féminin/sacré. Ce dispositif personnel et intime est composé d’éléments qui sont à la fois œuvres d’art, à la fois connecteurs vers cette énergie invisible – car réalisé avec des couleurs et des formes aux qualités qui facilitent une connexion au féminin/sacré. Ce vortex énergétique d’art accompagnera une quête du féminin/sacré pour cheminer vers nos aspirations, vivre l’inconnu avec beauté. Il nous invite à entretenir cette ouverture vers notre féminin/sacré, source d’intuition, de confiance et de créativité, de clairvoyance et d’harmonie. 

Txiki Margalef présente des oeuvres à partir du corps humain, réalité à la fois complexe, insaisissable. Le corps est mis en forme avec des images découpées et assemblées en collages « pop », souvent sur fonds noirs-nuit, d’un moi mis en morceaux et qui fait l’effet de vues kaléidoscopiques. L’auto-érotisation fait naître des figures dans un équilibre périlleux pour former de curieux assemblages organiques. Le corps nu est affirmé et fait penser au mandala ou à la fleur, qui hypnotisent par cette féminité énigmatique. C’est le corps fantasmé qui renaît comme la fleur et nous invite à nous interroger sur notre propre corporéité.

Féminin / sacré # 1

Du 24 octobre au 15 février 2021
Diana Acosta
Anne-Sophie Georges
Benoît Félix

Pour ce premier volet d’expositions F/S, sont réunis trois artistes. La jeune artiste Diana Acosta questionne l’acte artistique et le rôle de l’artiste, dans une vidéo où elle se met en scène en pleine crise mondiale de Corona virus. Face à elle, la pratique minutieuse, inlassable, de broderie (sans fil) que présente Anne-Sophie Georges. L’une questionne le rôle de la pratique artistique sans arriver à une réponse absolue, l’autre profite de l’occasion du lockdown pour broder de plus belle.

Benoît Félix joue sur l’illusion de l’image. Ce ne sont pas à proprement parlé des poils ou des fils et pourtant ses oeuvres nous ramènent visiblement à des toisons ou ces zones intimes, presque taboues. Les dessins coupés au cutter amènent la possibilité de l’abstraction poétique du corps qui est omniprésent dans toute la démarche de l’artiste. Légèreté du trait tiré de bout en bout face à des dessins de formats carrés (Anne-Sophie Georges) qui tendent à s’effacer, évidés par la broderie (sans fil) et qui peuvent faire penser aux reliefs de cartographies imaginaires, ou à des textures minérales.

Avec la vidéo de Diana et sa voie suave, on est continuellement appelé dans cette tension palpable à se demander quel est l’impact de ces pratiques, de nos pratiques quotidiennes ? Ces œuvres ne renvoient-elles pas à leur manière à nous demander de repenser une forme d’équilibre; cette intériorité fragile, enfouie, ne serait-elle pas à revisiter? Ce qui tient à un fil aujourd’hui peut être actualisé à travers des rituels ancestraux, comme le rituel du thé de valériane ou le rituel de création artistique car il donne l’occasion au magique d’opérer avec toute sa force.

DU 12 SEPTEMBRE AU 10 OCTOBRE 2020
EN DEÇÀ ET PAR DELÀ

Les dessins de Laurence Demaret semblent puiser leurs sources d’inspiration dans la nature, ou dans des dimensions sonores invisibles. On dirait qu’elle absorbe ce qu’elle y voit, entend, l’affine dans son esprit et son imagination, sa sensibilité sont révélés sur le papier dans des gestes directs, énergiques. Il y a dans ces dessins de subtiles mouvements entre improvisation et composition, entre calme et mouvement. Sans intention préalable ou l’idée du dessin fini, elle laisse liberté à l’imprévu des matières, textures, préférant les traits, hachures, tâches. Se mêlent des formes arrondies cernées d’un trait noir, des couleurs sombres et éclatantes, presque sonores qui modulent la composition par des vibrations avec des profondeurs de teintes superposées où joue la lumière. Les formes chahutent le vide avec finesse. L’énergie qui se libère de ses dessins touche directement l’émotion par le geste abstrait et libre. C’est une œuvre qui sollicite l’imagination du visiteur dans un espace poétique où la représentation abstraite d’une nature organique dont l’homme fait partie et dont elle traduit les pulsions, tensions, mutations et où la beauté de formes « primordiales » invite à la contemplation.
 

Gaspard CATTEAU & Brieuc DUFOUR

DU 7 MARS AU 4 AVRIL 2020
BIVOUAC

Un bivouac qui invite des témoins à prendre part à un déambulation sensorielle parmi des œuvres qui sont là pour être regardées bien sûr mais aussi manipulées, animées d’un esprit ludique et de libre interprétation. Elles invitent à se les approprier pour en détourner leur fonction première. Un art pleinement relationnel dont le sens et la portée sont librement laissés au visiteur-témoin. Le propos s’inscrit dans la continuité de pratiques contemporaines qui prennent pour point de départ théorique et/ou pratique la sphère des rapports humains. C’est par une approche hollistique du geste (para)médical (Brieuc Dufour étudie actuellement parallèlement à ses études artistiques des études de psychomotricité) qu’ils choisissent d’intervenir. Entre les deux approches artistiques à première vue très différentes il y a sans doute un point commun indéniable marqué par le détournement des matériaux choisis: Brieuc détourne les images (de films, de vidéo, etc), pour les faire glitcher, les sérigraphier, peindre par-dessus, graver… le geste et la technique artistique «dénaturent» l’image d’origine. Gaspard s’amuse à supprimer les règles du jeu. Des dominos sont mis à disposition pour proposer des usages et règles à recréer avec l’objet.
 

DU 10 NOVEMBRE AU 14 DÉCEMBRE 2019
DESSINS EMPREINTES IMMERSIONS

A peine touché, titre de la première exposition personnelle d’Esther de Patoul à l’espace 001 montre son travail récent qui part de l’empreinte, processus développé par l’artiste au cours des dernières années, tout en donnant une place nouvelle et déterminante au processus d’immersion du papier dans la couleur. Si elle a laissé une part au hasard pour les empreintes de tissu sur papier dans son processus créatif, elle accentue cette volonté de laisser réagir, sans intervenir ou presque, le papier au contact des liquides, cire, teinture…qu’elle utilise.
 

Expo inaugurale

DU 21 SEPTEMBRE AU 10 OCTOBRE 2019
JEAN BERNAUX
FILIPE COURBOIS
LAURE LERNOUX
ESTHER DE PATOUL